En remplaçant par sa valeur (2.k) dans l’expression , il vient : (2.u), sachant que , il vient : , soit en remplaçant et par leurs valeurs respectives données par (2.l) et (2.k) : (2.v), applicable aux trajectoires des photons en mécanique classique.
Calcul de é
(2.b) donne , soit avec qui vaut d’après (2.b) : .(2.w) Par ailleurs, donne avec : et sachant que vaut , il vient : ce qui donne en remplaçant par sa valeur (2.w) : (2.x). Sachant que é, (2.x) permet alors d’établir : é(2.y).
Photon émis depuis une source lumineuse non située à l’infini
La conservation de l’énergie mécanique permet de déterminer la vitesse théorique du photon à l’infini en considérant qu’à l’émission sa distance est et sa vitesse est : soit ce qui donne avec (2.c) et (2.d) respectivement : avec au périastre é et . L’axe de symétrie s’obtient avec la condition initiale soit : . Le cas très particulier d’une trajectoire circulaire de rayon autour de l’objet massif et parcourue à la vitesse de la lumière dans le vide s’obtient en prenant (émission du photon tangentiellement au cercle de rayon ) et dans (2.b) et en écrivant soit : ou : . En mécanique classique, il s’agit du seul cas où les trajectoires des photons se font avec une vitesse invariante et égale à .
Particule avec vitesse nulle à l’infini et non nul
Pour , le paramètre d’impact n’est pas défini. L’énergie mécanique é est nulle ce qui entraîne d’après (2.y) une excentricité soit une trajectoire parabolique. (2.b) donne : avec au périastre é. L’axe de symétrie avec la condition initiale s’obtient avec soit , ce qui donne et une déviation totale . Si l’objet massif est une sphère de rayon , la condition pour que la particule n’impacte pas l’objet massif est é soit .
Équation cartésienne
soit . Au carré, cette égalité devient : , soit : éé.
Particule émise depuis à la vitesse
é vaut qui est nul puisque par définition ce qui entraîne d’après (2.w) une excentricité et une trajectoire parabolique. La vitesse du photon à l’infini sera nulle puisque é. Si est l’angle d’émission par rapport à l’axe , les coordonnées du vecteur vitesse initial de dans le repère sont et et vaut soit . Avec l’angle d’émission (angle avec le plan tangent à la sphère de rayon au point d’émission), et , (2.b) donne alors avec é. L’axe de symétrie s’obtient avec la condition initiale soit , et vaut . Pour (émission dans le plan tangent à la sphère de rayon ), la trajectoire du photon est une demi-parabole avec , tangente à la sphère puisque é, et qui peut être parcourue dans les deux sens (particule émise à la vitesse depuis ou entrante depuis l’infini à vitesse nulle). La déviation totale est pour la parabole complète. Note : le cas correspond à une trajectoire radiale ().
Impact d’un photon entrant depuis l’infini à la vitesse
En mécanique classique, lorsque le paramètre d’impact des trajectoires des photons est inférieur à , le photon impacte l’objet massif de rayon , et (2.j) avec donne : (2.z), ce qui conduit, après développement en remplaçant et par leur valeur respective donnée par (2.g) et (2.h), à : , et (2.aa), avec ), l’autre angle correspondant à la « sortie » de l’objet massif si pouvait le traverser. Par ailleurs, les expressions de et en peuvent s’écrire : , et (2.ab). défini précédemment représente pour l’angle d’impact de (angle avec le plan tangent au point d’impact à l’objet massif). Pour , (2.u) donne (2.ac). Dans le cas où , et . Dans le cas où , admet une racine double obtenue en remplaçant par sa valeur (2.n) : (2.ad), qui n’est autre que , et , ce qui signifie que tangente la surface de l’objet massif au point d’impact.
Contraction des directions angulaires
Un observateur placé à la surface de l’objet massif au point d’impact relève une direction pour une direction réelle d’émission (en considérant que distance d’émission du photon). Lorsque le rayon de l’objet massif vaut , des valeurs numériques exactes peuvent être obtenues pour certaines conditions.
proche de
(2.aa) entraîne : et (2.ac) entraîne : , soit . D’où , et pour sachant que : qui est le facteur de contraction des directions angulaires au voisinage de , indépendant de la masse du trou noir.
Pour , (2.j) donne : soit puisque à l’impact. Par ailleurs, (2.u) donne : qui vaut aussi d’après le paragraphe 2.2 de l’étude soit comme vu ci-dessus, d’où l’équation . Cette équation en admet deux racines : d’où les deux valeurs possibles de ou , la 1ère valeur correspondant comme vu précédemment à l’impact et la 2ème à la « sortie » si pouvait traverser le trou noir. D’où : , qui est le facteur de contraction des directions angulaires pour , indépendant de la masse du trou noir.
et comme vu précédemment, d’où : , et pour , (2.h) donne : d’où qui est le facteur de contraction des directions angulaires au voisinage de , indépendant de la masse du trou noir.
Contraction des diamètres apparents des étoiles
La contraction des diamètres apparents des étoiles correspond au ratio é pour une hauteur donnée. Pour et , ce ratio peut se calculer avec (2.v) : d’où é. En synthèse, le calcul analytique appliqué aux trajectoires des photons selon la mécanique classique donne les résultats suivants à l’horizon des évènements :